mardi 06 mai
Le PS adopte de nouveaux statuts
La direction du PS devrait adopter mardi les nouveaux statuts du parti (à lire ICI) qui mettront le calendrier socialiste au diapason de l'échéance majeure de la vie politique française qu'est l'élection présidentielle.
"Pour tenir compte des effets du quinquennat sur le fonctionnement de notre organisation politique, il faut modifier le rythme de nos congrès", affirme le texte élaboré sous la houlette de François Rebsamen, numéro deux du parti, et qui a recueilli l'assentiment de toutes les sensibilités.
Alors que jusqu'à présent, la vie du PS était rythmée par un congrès tous les trois ans, indépendamment des scrutins, désormais le parti organisera un congrès "au moins un an avant les échéances présidentielle et législative", et un autre "dans l'année qui suit ces mêmes échéances".
Pour ce qui est de la présidentielle, les nouveaux statuts stipulent qu'"au plus tard dans les trois mois qui suivent" le congrès pré-présidentiel, "les adhérents procèdent à la désignation du (de la) candidat(e)".
Il s'agit d'éviter la réédition de "certaines dissonances", souligne M. Rebsamen, en allusion à la présidentielle de 2007, où on a reproché au PS un écart entre son projet et sa candidate. "C'est le congrès qui donne la ligne politique, élabore le projet présidentiel et prépare le programme législatif", précisent les statuts.
Mais la question d'éventuelles primaires pour faire émerger un candidat unique de la gauche dès le premier tour a été reportée au Congrès de novembre.
"Il s'agit d'une réforme non négligeable et la modification du calendrier est un cap important", a souligné Alain Bergounioux, secrétaire national et historien du parti. Il rappelle que la dernière modification des statuts remonte à 1995, lorsque Lionel Jospin avait obtenu l'élection du premier secrétaire et des premiers fédéraux par les militants.
Le nouveau texte institue un "Conseil des territoires", regroupant notamment les présidents des Conseils régionaux et généraux, une innovation qui prend compte de la forte implantation locale du PS au fil des derniers scrutins. "C'est la pratique qui dira si cette instance prendra de véritables décisions" ou tombera "en désuétude", relève M. Bergounioux.
Le parti continuera de fonctionner à la proportionnelle: le seuil à atteindre pour siéger dans les instances nationales reste inchangé à 5%.
Mais une restriction est apportée: les motions doivent obtenir 5% "dans au moins 15 fédérations différentes", ce qui "évite les chantages aux baronnies", et la tendance au "localisme", souligne M. Bergounioux.
Enfin, la représentativité des sections et fédérations sera dorénavant calculée à partir du nombre de votants au congrès, et non plus d'inscrits, ce qui "va dans le sens de la moralisation", relève l'historien.
Les nouveaux statuts, de même que la déclaration de principe, seront soumis au vote des militants et devront être ratifiés par une Convention nationale le 14 juin.
Commentaires
manque de souffle..;
Oui, manque de souffle.. c'est le commentaire que m'inspire cette déclaration de principes.
On y parle d'environnement, enfin !,
de féminisme et d'émancipation de la femme (c'est pas un peu d'arrière garde ça?),
de Conseil des territoires où siègeront les élus uniquement (pourquoi pas des militants aussi ?)
mais j'aime bien que seuls les courants-motions représentés dans 15 fédérations au moins soient "nationales",
j'aime bien aussi qu'on y aborde la question des comptes rendus d'activité, mais pourquoi diable s'arrêter au Conseil National? toute instance ou tout élu PS devrait s'y soumettre et pas seulement au moment des campagnes électorales...
Ce n'est qu'une déclaration de principe qui ménage la chèvre et le chou...Il manque le souffle et l'espoir, l'envie..dommage !
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