La Social-Démocratie dans le 06,

Vue par Philippe Delannay

mardi 24 avril

Royal n'exclut pas la présence de ministres UDF dans un gouvernement

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Ségolène Royal n'a pas exclu mardi soir d'intégrer des ministres UDF dans un gouvernement et a précisé son offre de dialogue avec l'UDF, qui pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte".

"Il ne faut pas rentrer tout de suite dans ces logiques-là. Moi, je fais les choses sur les convergences des idées et ensuite j'en tirerai toutes les conséquences, y compris dans la construction de la majorité présidentielle", a-t-elle déclaré devant la presse après son meeting de Montpellier (Hérault).

Alors qu'on lui demandait si elle pourrait faire entrer des ministres UDF dans son éventuel gouvernement en cas de victoire le 6 mai, la candidate socialiste a répondu: "bien sûr". "Une majorité présidentielle se construit dans un gouvernement et dans une majorité à l'Assemblée", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a également précisé son offre de dialogue avec l'UDF. Il s'agirait d'une "séance de travail restreinte pendant laquelle on discute, on regarde ce qui converge" avec "quatre ou cinq" personnes "de chaque côté", a-t-elle détaillé, faisant état de "contacts entre les proches" entourages des deux camps. L'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors est "prêt à participer" à cette réunion, a-t-elle indiqué.

Alors que le président de l'UDF pourrait laisser la liberté de vote à ses troupes, Ségolène Royal a dit croire encore en la possibilité d'une réponse positive. "Je pense que ça reste possible. C'est mon intuition politique. Moi, si j'étais à sa place, je le ferais", a-t-elle glissé. "Ce n'est pas évident pour lui, mais je pense que ça reste possible" car "tant que les choses ne sont pas faites, tout est toujours possible. Il y a des moments dans l'histoire où les choses se débloquent".

"C'est une belle façon de voir la politique, ça mérite d'être tenté", a-t-elle relevé. "Ce n'est pas une initiative tactique. Je la prends sans arrière-pensée parce que je la crois possible", a-t-elle poursuivi. "L'histoire s'écrit, on va voir comment ça va s'écrire", a-t-elle temporisé. "Il y a des passages étroits mais on peut les prendre, des crêtes de montagne".

Enfin, la candidate de la gauche a reconnu avoir pris "un risque" en faisant cette proposition et en sortant ainsi "des schémas traditionnels". Elle a affirmé ne pas avoir senti de "réticences" au PS, mais des "questionnements". "Je ne peux pas me permettre de faire d'erreur, mais je dois être en phase avec mon temps", a-t-elle conclu. "C'est autour d'une élection présidentielle qu'une rénovation peut se faire" et "c'est un moment que je ne pouvais pas laisser échapper".

Posté par pdel à 22:59 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

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    Posté par Quentin, mardi 01 octobre à 15:23

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